Anaya Sakom­bi, Marie-Madeleine Kalala, Josephine Bawawana et Anne-Emi­lie Yooto

Sous l’im­pul­sion de sa Coor­di­na­trice Nationale, Madame Joséphine-Lucie Bawawana, le Col­lec­tif Bomoyi en Couleur a organ­isé une con­férence-débat autour du thème « 62 ans après l’indépen­dance, quid de la par­tic­i­pa­tion de la femme dans la société con­go­laise ? ». Tenue le ven­dre­di 11 mars 2022, dans la grande salle de con­férence du Musée Nation­al de Kin­shasa, cette con­férence a été ani­mée tour à tour par Mes­dames Marie-Madeleine Kalala, Anne-Emi­lie Yooto Kasongo et Anaya Sakom­bi. Ce, dans un for­mat par­tic­i­patif et de dia­logue sous la mod­éra­tion de Madame Naomie Dangbele.

CHOIX DU THEMES ET APPEL AUX FEMMES

Dans son mot d’ou­ver­ture, la Coor­di­na­trice Joséphine-Lucie Bawawana a sig­nifié que le thème retenu pour cette con­férence per­met d’échang­er libre­ment sur la par­tic­i­pa­tion de développe­ment de la femme con­go­laise qui, de 1960 à ce jour, n’est plus du tout la même.

Ce thème que nous avons choisi est tout sim­ple­ment pour mon­tr­er que la femme, de 1960 à nos jours, n’est plus la même. Elle a su évoluer, elle a su se démar­quer et accom­plir des grandes choses. Elle ne cesse d’ap­pren­dre, de se for­mer et de se débrouiller dans ce qu’elle peut accom­plir .Joséphine-Lucie Bawawana.

Plus loin, dans son speech, elle a déclaré qu’il y a effec­tive­ment des avancées sig­ni­fica­tives de la femme sur sa par­tic­i­pa­tion au développe­ment du pays. Mais, en toute hon­nêteté, elle reste d’avis que « le chemin est encore long » et que beau­coup d’autres actions doivent être posées pour une appré­ci­a­tion totale.

Avant de con­clure son inter­ven­tion, elle a lancé un appel aux femmes con­go­lais­es en ces ter­mes : « Pour nous femmes, nous avons beau­coup à faire val­oir. Le Con­go a besoin de nous, et nous par­ticiper­ons à son ascen­sion, à sa grandeur et à son développe­ment ».

POINTS ABORDES PAR LES INTERVENANTS

Devant un pub­lic gen­ré, majori­taire­ment com­posé des femmes jeunes, adultes et âgées, les trois inter­venantes présentes ont toutes apporté leur con­tri­bu­tion en sou­tien au thème prin­ci­pal de la conférence.

Pour Anaya Sakom­bi, entre­pre­neure sociale et fon­da­trice de l’ONG Un pas vers la femme, elle a noté que le ren­force­ment posi­tif du niveau de con­science des jeunes femmes con­go­lais­es quant à leur par­tic­i­pa­tion au développe­ment de la société.

Elles sont donc, de son avis, et par­ti­c­ulière­ment dans le secteur qui est le sien, dev­enues plus respon­s­ables et sen­si­bles aux prob­lèmes touchant la société. Mais seule­ment, deux couacs s’éri­gent en obsta­cles à leur avancée. Entre autres, « le sou­tien insuff­isant de l’E­tat Con­go­lais, les tra­casseries admin­is­tra­tives accrues et le manque de sol­i­dar­ité entre les femmes », a‑t-elle déclaré.

Com­plé­tant la 1ère inter­venante, Anne-Emi­lie Yooto Kasongo, Pro­fes­sion­nelle dans le secteur ban­caire et des finances, a aus­si souligné une avancée, dans son secteur, de la par­tic­i­pa­tion de la femme congolaise.

Tout en pré­cisant, dans son secteur, que les femmes occu­pent de plus en plus « des postes de déci­sion », Anne-Emi­lie Yooto a égale­ment partagé son expéri­ence pro­fes­sion­nelle, men­tion­nant à cet effet que les rudi­ments de son méti­er lui ont été prodigués par une « femme, devenant son men­tor ».

LES HOMMES SONT-ILS PLUS SOLIDAIRES ?

Par con­tre, prenant à son tour le micro, Marie-Madeleine Kalala, Avo­cate de renom dont le par­cours pro­fes­sion­nel est émail­lé des rich­es expéri­ences, s’est ques­tion­née publique­ment sur la pré­ten­due sol­i­dar­ité des hommes.

« Sont-ils plus sol­idaires que les femmes ? », s’est-elle inter­rogée avec les par­tic­i­pants. Non par­tante pour cette manière de voir, Marie-Madeleine Kalala croit cepen­dant que les hommes savent user des stratégies.

@Marie-Madeleine KALALA

Notam­ment dans la prob­lé­ma­tique du posi­tion­nement, étant en mesure de laiss­er place aux plus habi­tants pourvu que les intérêts per­son­nels et col­lec­tifs soient atteints.

Et réfléchissant à haute voix, cette inter­venante de haute fac­ture a con­clu que « ce sont des qual­ités qui man­quent aux femmes ».

Pour finir, elle aus­si, n’a pas hésité de partager son expéri­ence pro­fes­sion­nelle qui remonte depuis le Zaïre sous Mobutu.

John Ngoyi

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