Dans un domaine parsemé de masculinité, Inès Kabamba a su se frayer une voie grâce à sa passion pour la photographie. C’est en 2013,en Afrique du sud , qu’elle débute ses premiers pas dans le monde des images.Une fois à Kinshasa,elle décide de suivre une formation à l’Académie des Beaux Arts afin de développer son talent.Ensuite,elle crée Kameleone,c’est là qu’elle imagine ses propres clichés,explore le monde de la photographie en alliant créativité et passion pour donner l’effet wow!

 

 
 
 
GLM : Trois mots qui vous définissent ?
Ines Kabam­ba : Prag­ma­tique, Pas­sion­née, Surprenante. 
 
GLM : Votre his­toire avec la photographie ?
Ines kabam­ba : Alors là, ça va être très long: tout a  com­mencé en 2011 avec ma petite sœur (Mary Lou) en Afrique du Sud, nous étions toutes les deux pas­sion­nées et elle était beau­coup plus expéri­men­tée, elle  m’u­til­i­sait comme son mod­èle et m’ap­pre­nait quelques tech­niques avec un appareil pho­to numérique.
Rev­enue en 2013 à Kin­shasa, je me suis mise à pho­togra­phi­er avec mon portable et je rece­vais des com­men­taires tels que : “on dirait une pho­to de mag­a­zine ” tout cela en prenant mes frères et sœurs comme modèles…
J’ai reçu un cadeau de mon tout pre­mier appareil pho­to semi pro­fes­sion­nels avec lequel j’ex­plo­rais et com­mençais à faire des pho­tos de mariage.
Recher­chant la qual­ité, j’empruntais les appareils de mes col­lègues et un oncle à moi qui est aus­si pho­tographe Rudy Yaone. Ce dernier m’a pris sous son aile comme assis­tante. J’ai beau­coup appris, surtout dans la retouche qui est super impor­tante.. Et j’ai com­pris qu’il fal­lait, faute de cen­tre de for­ma­tion, appren­dre de ceux chez qui je me pro­jette, notam­ment Ayme Katen­di, Pitsh Pic­ture et celui qui jusqu’à ce jour me coach et aus­si grâce à qui  j’ai reçu la men­tion grande Dis­tinc­tion à l’A­cadémie des Beaux-arts : Dady Gon­da.
 
 
 
 

La photographie  pour moi est un don de Dieu. Ce don demande beaucoup de patience et de précision, une attention forte à l’égard de son entourage, beaucoup de défense,  de sécurité et surtout : de la créativité et l’effet “wow”. Inès Kabamba

 

 
 
GLM : Pourquoi Kameleone ? 
Ines Kabam­ba : Pourquoi Kameleone est la ques­tion la plus fréquente que je reçois. 
lit­térale­ment: kame (terre) , Leone (lionne)  et philosophique­ment ça veut dire Lionne sur terre , Lionne terrestre.
Un caméléon est con­sid­éré comme un ani­mal divin. 
Il est très patient et pré­cis, ses yeux glob­uleux font que ce soit le seul ani­mal qui voit à 360 degré, il se cam­ou­fle et change de couleur pour se défendre et se pro­téger ; et ses belles couleurs sont sym­bol­es  de créa­tiv­ité, c’est un ani­mal qui impressionne.
La lionne est celle qui va chas­s­er au lieu du lion qui est le Roi des ani­maux, ce qui fait d’elle une vraie reine et elle est une créa­ture stratège comme un com­man­dant d’une armée qu’elle dirige
La pho­to pour moi est un don de Dieu (divin)
Ce don demande beau­coup de patience et de pré­ci­sion, une atten­tion forte à son entourage et beau­coup de défense et de sécu­rité; et surtout : de la créa­tiv­ité et l’ef­fet “wow”
Je pour­rais dire que c’est ce que je fais et l’ef­fet que mes pho­tos font aux per­son­nes qui les regarde. 
Comme une lionne, Ce méti­er fait de moi une chas­seuse “d’im­ages et de clients” mdr­rr et demande à être stratège et ne pas être seul et savoir diriger toute une armée d’artistes et de poseurs.
 
GLM : Votre mod­èle dans la pho­togra­phie ? 
Inès Kabam­ba : Ayme Katendi 
 
 

J’aime découvrir les aspects de la photographie et j’essaie toutes les techniques et sortes que je peux.  Et certes il y a bien de challenges mais je prends la photographie comme un bébé que je veux comprendre et aimer comme le mien. Inès Kabamba 

 
 
GLM : Quelles sont les dif­fi­cultés aux­quelles vous avez fait face lors de vos débuts ?
Inès Kabam­ba : j’avoue que c’é­tait dif­fi­cile, surtout en étant femme. La plu­part des hommes pho­tographes sont machos (je vous épargne  leurs com­men­taires mdr) mais au final, j’é­tais con­cen­trée sur les regards qui m’en­cour­ageaient et ça, c’é­tait tout ce dont j’avais besoin. 
 
GLM : Ce qui vous fait le plus peur ?
Ines kabam­ba :  Les araignées 
 
GLM : Une autre pas­sion hormis la photographie ?
 Ines kabam­ba : Aider les enfants dému­nis à réalis­er leurs rêves 
 
 
GLM :La femme qui vous inspire le plus ?
Inès kabam­ba : Ques­tion piège mdr…
Je suis celle  que je suis aujour­d’hui car j’ai été entourée des femmes excep­tion­nelles. Mais il y a ma mère et ma meilleure amie.
 
 
 
 
 

Comme une lionne, Ce métier fait de moi une chasseuse “d’images et de clients” mdrrr et demande à être stratège et ne pas être seule et savoir diriger toute une armée d’artistes et de poseurs .Inès Kabamba 

 
GLM : Kameleone dans quelques années…
Inès Kabam­ba : Dans quelques années,j’aimerai que  l’en­seigne de KAMELEONE soit quelque part sur une colline comme HOLLYWOOD. 
 
GLM : Com­ment définis­sez-vous une Femme Accomplie ?
Inès Kabam­ba : Une femme accom­plie est une per­son­ne qui con­naît son but sur terre.
 
copy­right avril 2018

DEO

No Comments Yet

Comments are closed