Depuis son jeune âge,Gloria Djoko est passionnée  par les questions qui touchent la gente féminine. Elle se disait, poursuivre des études de Droit afin de devenir  avocate et défendre les femmes,mais le destin lui a conduit autrement.

Licenciée  en administration des affaires à  l’université  de Beijing  en Chine,Gloria  travaille  présentement   dans une banque. Très ambitieuse, elle combine  le travail et ses passions. Elle est bloggueuse  (@Gld Mpiana ),propriétaire du restaurant bat Hot&Cold .Enfin,elle est sur le point de mettre  sur pied une  ONG dénommée   “Tous Pour Être” qui viendra essentiellement en aide aux femmes  atteints du VIH.

 
 
 
 
GLM : Votre plus grand rêve ?
 
Glo­ria D. : Je n’ai pas de plus grand rêve. J’ai plutôt des rêves. Mais si je dois citer un de mes plus grands rêves c’est celui d’être par­mi les femmes qui ont écrits l’histoire et apporter un change­ment dans le monde. Accom­plir mes souhaits et attein­dre les objec­tifs que je me suis fixée tels sont mes rêves.
 
GLM : Ce que vous reprochez à la femme congolaise ?
Glo­ria D.: Ce que je reproche à la femme con­go­laise c’est la naïveté et le fait de vouloir être dépen­dant.  Je m’explique :

  •  plusieurs jeunes femmes con­go­lais­es ici comme ailleurs ont cette naïveté ancrée en elle, par­tant de la vie privée au monde pro­fes­sion­nelle, peu sont celles qui se démar­quent. Cer­tains diront que cela est une sagesse mais moi j’appellerai cela l’absence des connaissances.
  • La jeune femme con­go­laise dès lors qu’elle a une issue d’entrée finan­cière se fait paresseuse et ne veut pas tra­vailler. Cer­taines se fix­ent des objec­tifs en dépen­dance de leurs époux, copains, fiancés ou par­ents, beau­coup tra­vail­lent mal, copi­ent les autres, font du n’importe quoi pour attein­dre une fin. Une envie meur­trière qui con­duit la femme con­go­laise en sa perte.

 
 
 
 
 

 
 

Plusieurs jeunes femmes congolaises d’ici comme d’ailleurs ont cette naïveté ancrée en elle, partant de la vie privée au monde professionnelle, peu sont celles qui se démarquent.Gloria D.

 
 
 
GLM : Quelle est la femme qui vous inspire le plus ? Pourquoi ?
 
Glo­ria D.: Par­fois nous cher­chons des inspi­ra­tions ailleurs, alors qu’auprès de nous, il y en a tou­jours une. La  femme qui m’inspire le plus est ma mère. Pour tous les enfants, leurs mères sont les meilleures du monde mais la mienne est mon héroïne  car elle ren­ferme les atouts qui ont faits de moi la femme que je suis aujourd’hui. Femme au foy­er, mère de 5 enfants, elle a su repren­dre ses études pour obtenir sa licence en 2012 ; entre­pre­neur, elle n’a pas honte de se Salir les mains pour gag­n­er de l’argent loyale­ment ; une femme de prière et une bonne conseillère.
 
GLM : « Tous Pour Être » est struc­ture que vous comptez met­tre sur pied. Elle se spé­cialis­era sur l’aide aux per­son­nes vivant avec VIH. Pou­vez-vous nous en dire un peu plus ?
 
Glo­ria D. : «  Tous Pour Être » est une ONG qui est au point de naitre. Notre but est non seule­ment de venir en aide aux jeunes femmes, mères et enfants dépourvus et atteints du VIH SIDA mais aus­si les appren­dre à être autonome  et indépen­dant afin qu’ils  puis­sent être capa­ble de pren­dre en charge.
Nous lut­terons ain­si con­tre Les grossess­es non désirées, les avorte­ments et morts des bébés ou mères après l’accouchement. 
Don­ner, aider est une bonne chose mais cela serait encore mieux et réus­si si l’on ne se lim­ite pas qu’à leur don­ner mais aus­si leur appren­dre à pêch­er, afin qu’elles devi­en­nent utiles à la société.
Nous allons aus­si venir en aide aux enfants de la rue,aux filles mères, aux femmes  éle­vant seules avec leurs enfants, aux  femmes empris­on­nées, aux  femmes vic­times de vio­ls et agres­sions sex­uelles ou de tout autre agression.
 
 

 À travers “Tous pour être “, Être démunis, ne sera plus synonyme d’être invisible ou ne pas avoir le droit de vivre.  Gloria D.

 
 
GLM : Pourquoi avoir axé votre lutte sur la femme ?
Glo­ria D. : La femme sur le plan physique est un être frag­ile et faible. Depuis toute petite, je dis­ais faire les études de droits afin de devenir avo­cate pour défendre la femme face aux injus­tices qu’elle subit. Aujourd’hui, je ne fais que réalis­er un de mes rêves d’enfance et me suis axée sur les droits de  la femme afin d’aider la femme africaine et con­go­lais­es en par­ti­c­uli­er à faire enten­dre ses cris. Il y a nom­breuses par­mi nous, enfants, ado­les­centes, adultes qui sont abusées chaque jour, psy­chique­ment, morale­ment, physique­ment et qui en meurent dont ni la société, ni l’église, ni l’état, ni la famille leur vien­nent en aident. Cer­taines ont peur de dénon­cer par peur d’être rejeter et traiter de tous les mots, d’autres ont eu à le faire mais n’ont trou­vé aucun sou­tiens, d’où aujourd’hui mon assis­tance et ma lutte afin de venir en aide à la femme pour que ces cas cessent. Je suis con­sciente que je ne chang­erai pas tous, mais si j’arrive à sauver n’est fut ce qu’une vie, je dirai que je n’ai pas eu à lut­ter en vain !
 
GLM : Que faites-vous pour rester motivée ?
Glo­ria D. : Pour rester motivée, je reste con­cen­trée sur les objec­tifs que je dois attein­dre, des tar­gets que je me suis fixée ; mais aus­si, je me suis entourée des per­son­nes qui parta­gent les mêmes visions. Je ne suis pas par­faite, étant humain, nous avons tous nos failles et par­fois nous nous éloignons de notre chemin, et cela m’est déjà arrivée mais pour mes relevées, je me rap­pel de mes objec­tifs, mon but et cela me motive à faire plus pour me surpasser.
 
copy­right avril 2018

DEO

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