Gynécologue et militant des droits humains congolais, Denis Mukwege est une figure internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes, en particulier les mutilations génitales et le recours au viol comme arme de guerre.

Né en 1955 dans le Sud-Kivu en République Démoc­ra­tique du Con­go ,  Il com­mence d’abord des études de biochimie à l’in­sti­tut Bwin­di de Bukavu. Deux ans  après l’obtention de son diplôme, il entre en  fac­ulté de médecine de Burun­di.  Lors d’un stage dans un hôpi­tal de mon­tagne, il décou­vre l’horreur de la mor­tal­ité mater­nelle et se spé­cialise en gyné­cologique, qu’il étudie en France après avoir décroché une bourse en 1984.

Cinq ans plus tard, il décide de retourn­er au Con­go où il devient le directeur de l’hôpital de Lemera. En 1999, il fonde l’hôpital Panzi à Bukavu, où il décou­vre une “épidémie” nou­velle qui va forte­ment mar­quer le reste de sa car­rière : la destruc­tion volon­taire et plan­i­fiée des organes géni­taux des femmes. Il décide alors de les pren­dre en charge gratuitement .

La naissance de sa vocation 

 Chaque fois qu’il y avait un malade dans une famille protes­tante, mon père était sol­lic­ité. Il allait voir le patient, pri­ait, le con­dui­sait à l’hôpital s’il le fal­lait… Et je l’accompagnais. » se rappelle-t-il .

C’est à l’âge de huit ans que naît sa voca­tion de médecin. ” L’homme qui répare les femmes”  se sou­vient  même de ce dimanche de 1963 quand  il accom­pa­g­nait son père, pas­teur Pen­tecôtiste , en vis­ite dans une famille dont un petit garçon était grave­ment malade . Son père  dépo­sait  quelques gouttes d’huile sur son front tout en réc­i­tant une prière tan­dis que lui , pro­fondé­ment touché  il pen­sait : qu’ il devrait devenir  médecin un jour.Ainsi son père priera et lui soignera” .

  Son combat courageux lui a valu de nombreux prix internationaux dont le prix Sakharov .

Suite à ses  dif­férentes actions à l’é­gard des  femmes vio­lées , Doc­teur Denis Muk­wege est l’une des per­son­nal­ités  con­go­lais­es le plus respec­tées au monde . Son com­bat courageux lui a valu de nom­breux Prix inter­na­tionaux dont le prix Sharakov en 2014 . En out­re, deux  doc­u­men­taires ont été  réal­isés afin de faire con­naître au monde le par­cours de cet homme  hors du com­mun.  L’un , inti­t­ulé ” Con­go, un médecin pour sauver les femmes, d’Angèle Dia­bang en 2014 , et l’autre L’Homme qui répare les femmes , réal­isé par Thier­ry Michel et Colette Braeck­man en print­emps 2015 . Trois ans plu­tard , la célèbre jour­nal­iste avait pub­lié un livre avec le même nom .

Nom­iné pre­mier sur la liste des plus beaux vis­ages de la RD Con­go du Pro­fesseur Didi­er M’buy en 2013 , cité par­mi   les 100 per­son­nes les plus influ­entes du monde en 2016 selon le mag­a­zine Time ‚déten­teur  de trente huit prix et qua­tre fois retenu par­mi les trois can­di­dats du  Hon­oris Causa de l’u­ni­ver­sité d’Angers /France,Denis Muk­wenge  est plus qu’un sauveur de vies , il représente ” l’espoir”.

Moi­se Muglodia

 

DEO

No Comments Yet

Comments are closed